LA TECHNIQUE

Comment se déroule une session ?

Une séance de neurofeedback dynamique dure environ une heure. L'utilisateur s'assied confortablement devant l'écran et 5 capteurs sont disposés sur sa tête et ses oreilles. Il peut, au choix, regarder une animation graphique en écoutant de la musique ou regarder une vidéo, et il passe ainsi un moment très agréable.

L'utilisateur n'a rien à faire ni chercher à influer volontairement sur les informations renvoyées par l'ordinateur. En effet, la correction des signaux électriques émis par le cerveau est un processus spontané et inconscient, de même que le dérèglement de ces signaux électriques était inconscient, et l'intervention de la volonté nuirait au processus.

Ainsi installé confortablement, l'utilisateur se relaxe sans source de stress ou d'inquiétude. Il n'a aucun effort à faire en écoutant la musique ou en regardant le film car l'apprentissage se fait inconsciemment. Il peut fermer les yeux ou même s'endormir. Il peut aussi effectuer une tâche simple telle que dessiner ou lire un magazine en écoutant la musique. Les capteurs permettent au système de mesurer et d'analyser l'activité corticale du cerveau. Chaque fois qu'une fluctuation est détectée, une microcoupure dans la bande son intervient. Le système nerveux central (SNC) étant informé de toute variabilité, interprète ce message comme pertinent lui permettant de se rééquilibrer et de revenir à son fonctionnement optimal.

 
Comment ça fonctionne ?

L’entraînement cérébral NeurOptimal® fonctionne comme un système de « détection et de surveillance » de l’activité électrique cérébrale. Quand le logiciel repère un changement brutal, il envoie un feedback (ou « retour d’information »). Ce retour matérialisé par une microcoupure de son est traduit par le cerveau comme une information pertinente qui l’incite à se réorienter. Ces microcoupures permettent à l’activité corticale d’être optimisée. La capacité intrinsèque du cerveau à s’auto-réguler, est appelée dynamique cérébrale, c’est elle qui lui permet de s’auto‐réparer.

NeurOptimal® fonctionne comme un miroir. Imaginez que vous ne vous soyez pas vu dans un miroir depuis longtemps. Une fois devant votre reflet, vous commencez naturellement à vous redresser, à vous recoiffer... C’est exactement la même chose pour votre système nerveux central. NeurOptimal® renvoie un feedback sous forme d’information qui permet au cerveau de mieux s’auto‐réguler.


A quelle fréquence faire des sessions ?

L'effet maximal des exercices est obtenu généralement à raison d'une séance tous les deux ou trois jours car cela laisse plus de temps au cerveau pour réorganiser son fonctionnement entre les séances. Toutefois, c'est finalement à chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

Tous les cerveaux étant différents, il n'est pas possible de prévoir à l'avance les effets des séances ni d'en évaluer le nombre précis qui sera nécessaire.

Pour les cas simples, 10 à 15 séances peuvent suffire. Pour un travail plus en profondeur ou un problème difficile ou chronique, 20 à 30 séances peuvent s'avérer nécessaires. Il est bon de consolider l'entraînement par quelques séances complémentaires une fois que l'on est satisfait du résultat.


Quelle évaluation des progrès peut-on faire ?

Aucun diagnostic n'est posé, ni avant ni après les séances. Le neurofeedback n'est pas un traitement médical mais plutôt une saine gymnastique du cerveau.

Les progrès enregistrés peuvent être rapides ou lents et ils sont en général cumulatifs. L'utilisateur doit signaler tout changement même minime qui peut permettre de confirmer que l'apprentissage se fait bien. Les premiers changements observables portent généralement sur le sommeil.

Parfois, les progrès sont imperceptibles par l'utilisateur lui-même, sauf s'il se connaît bien et est habituellement attentif à son fonctionnement personnel. En général, on s'habitue très vite à une amélioration de son fonctionnement, on ne la remarque plus et elle devient rapidement normale. Il est facile d'oublier combien on était gêné auparavant. Parfois, c'est l'entourage qui se souvient mieux du problème qui a été résolu et qui apprécie l'ampleur du changement. Bien sûr, certains auront aussi tendance à minimiser le problème après sa disparition : "Je n'étais pas si colérique que ça !".

Pour enregistrer certains progrès, il faut être prêt à changer et accepter ce changement.